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la-femme-ui-fuitChère lectrice, Cher lecteur,

Comme La femme qui fuit d’Anaïs Barbeau-Lavalette a remporté le Prix littéraire France-Québec cette semaine, il allait de soi que je vous présente une citation tirée de ce dernier. Ce roman raconte l’histoire de la grand-mère de l’écrivaine. Cette dernière a fréquenté Borduas, Riopelle, etc. au temps du Refus global. Mais, elle a abandonné la mère de l’écrivaine et son autre enfant pour toujours. Anaïs Barbeau-Lavalette dresse le portrait de cette femme qui a blessé sa mère à tout jamais, une femme de feu, une femme fuyante, une femme… Je n’ai pas encore lu le roman mais je l’ai acheté, je l’ai feuilleté  et je suis tombée sur ce passage.

Comment as-tu pu te passer [de ma mère]? Comment as-tu fait pour ne pas mourir à l’idée de rater ses comptines, ses menteries de petite fille, ses dents qui branlent, ses fautes d’orthographe, ses lacets attachés toute seule, puis ses vertiges amoureux, ses ongles vernis, puis rongés, ses premiers rhum and coke? Où t’es-tu cachée pour ne pas y penser? Là, il y a elle, il y a toi, et entre vous deux : moi. Tu ne peux plus lui faire mal parce que je suis là.

Je vous recommande fortement de plonger dans cet univers pour découvrir cette histoire fascinante…J’écrirai une chronique plus détaillée sous peu à la suite de ma lecture.

Aviez-vous entendu parler de ce roman ?

Bien à vous,

Madame lit

Barbeau-Lavalette, A. (2015). La femme qui fuit. Montréal  : Les Éditions Marchand de feuilles.