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Fleuve_SL-modifié

Chère lectrice, Cher lecteur,

Aujourd’hui, permettez-moi de vous partager une très belle vidéo réalisée par M. Robert Benoit, que je remercie d’ailleurs, à partir de photos que j’ai prises du fleuve Saint-Laurent au cours de mes étés dans Charlevoix. Je vous invite à la regarder (il se peut que le téléchargement soit un petit peu long, mais l’attente en vaut le coup).

J’aime beaucoup la majesté de ce cours d’eau… ses couleurs, son bruit, son odeur…Pour accompagner cette vidéo, voici un extrait que j’ai rédigé il y a plusieurs années. J’étais inspirée à l’époque par la région de Charlevoix et par le fleuve Saint-Laurent :

Elle me parle du vent très doux de l’été, du murmure des érables, de la protection des montagnes et du sel. Un sel s’emparant de l’air, du sable, de l’eau. Un sel incommensurable. Lorsqu’elle était petite, elle faisait de longues promenades sur la voie ferrée qui surplombait le fleuve. Passé et avenir se rencontrant pour n’appeler qu’une seule direction. Derrière elle, il y avait l’immensité du monde et devant elle, l’eau et les rochers. M… adore les rochers lorsque la marée est basse à Petite-Riv… Ils se dressent, formes rondes, dans la ligne du temps, guerriers d’un siècle à découvrir. Petites taches brunes dans le fleuve, immobilisées dans le temps. Elle me raconte des histoires tristes à propos des rochers. Des histoires d’amants prisonniers de la marée sur ces roches. Ces dernières sont d’une rondeur parfaite. C’est comme si Dieu avait tracé un chemin derrière lui pour se rendre à l’éternité. M… mentionne les randonnées très longues qu’elle faisait et où elle apprenait à parler avec les goélands, les chats errants et les corneilles. Tout était si simple et apaisant. M…signale qu’il ne faut pas oublier l’odeur du varech à marée basse. Cette odeur est imprégnée dans sa chair, se promène dans ses veines et imbibe sa chevelure. Tout comme le bleu du ciel de Petite-Riv…. Un bleu qui s’empare du décor, qui souffle sur la laideur du monde pour adoucir le désespoir. Rien que du bleu, un bleu infini unissant le ciel et la mer.

Ou encore, comme le mentionne si bien Marie Uguay, une grande poétesse québécoise décédée trop jeune :

 Tout s’ouvre sur la mer
et s’étale jusqu’à l’essoufflement du regard
Du plus profond émerge chaque vague
comme un chant séculier

Alors, j’espère que vous avez aimé cette vidéo et ces extraits afin de souligner la beauté de la vie à travers le chant de la mer…

Bien à vous,

Madame lit