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Chère lectrice, Cher lecteur,

Permettez-moi de vous partager un extrait tiré de Cet été qui chantait de Gabrielle Roy. C’est probablement le bouquin qui me parle le plus de l’été…

L’endroit est feuillu, ombreux : une mince clairière entre des aulnes serrés et quelques bouleaux dont l’écorce blanche agrémente ce bois un peu trop sombre. Sur une pierre à surface lisse, nous avons pris place, et je sais plus à quel propos nous avons commencé à parler de la vie, comme elle change à mesure que nous avançons, comme nous changeons nous-mêmes, comme nous avons peine quelque fois à nous retrouver.

Nous entendions déjà un peu le grand battement de l’eau contre le rivage, et cela paraissait lié à ce que nous disions à propos de la vie. Le fleuve et la vie, tout deux en mouvement, nous semblaient proches l’un de l’autre, encore que le fleuve dans son mouvement nous soit repos, alors que la vie souvent nous donne du mal à tâcher de la suivre. (p. 93)

Comme je vais me retrouver en face du fleuve St-Laurent dès jeudi, je trouvais à propos de vous présenter cette citation…

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Par ailleurs, j’ai déjà rédigé un article sur ce magnifique récit en hommage aux gens de ma région… Pour le lire, veuillez cliquer sur Chronique ici.

Bien à vous,

Madame lit

Roy, G. (1979). Cet été qui chantait. Montréal : Stanké.