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Chère lectrice, Cher lecteur,

Aujourd’hui, comme nous sommes encore plongés dans l’esprit de la fête nationale (le 24 juin), je vous offre un poème et les paroles d’une sublime chanson d’un grand du Québec, M. Gilles Vigneault. Ce poète, auteur-compositeur-interprète, auteur de contes, réussit toujours à m’émouvoir avec sa plume, ses univers, sa verve poétique, son âme. Tout d’abord, voici son poème L’homme.

L’homme se succède et se ressemble
Et prend ses projets pour des besoins
Avant de partir prend toujours soin
De laisser son nom. Et sa voix tremble.

Qui dira que c’est à lui-même
qu’il a dit : Je t’aime
avant de semer

Aux noirs sillons de l’espace
L’âme de ses mois de mai
Et la poussière et la grâce
Qu’il tient dans son poing fermé

L’homme me succède et te ressemble
Et se prend au mot comme à témoin
Au-dedans de lui ne va pas loin
Et puis se répare et se rassemble

Qui dira que c’est dans un rêve
que son ombre brève
aura recouvert

Les faces de sa planète
Où le temps s’est arrêté
Donnant à sa marionnette
Un semblant d’Éternité

Ensuite, sa chanson Je n’ai pas cessé de t’aimer est un hymne à l’amour… Il est à noter que Gilles Vigneault a rédigé cette dernière peu avant ses 80 ans… Quelle belle émotion…

 Je n’ai pas cessé de t’aimer

Dans la nuit des jours sans paroles
Dans l’ennui des projets fermés
Et l’oubli des mots qui consolent
Je n’ai pas cessé de t’aimer

Au beau jeu d’un autre langage
Quelques mots de vous m’ont charmé
Chacun vient avec son bagage
Je n’ai pas cessé de t’aimer

Au carreau glacé de décembre
Aux vergers pleins du mois de mai
Même au lit défait dans la chambre
Je n’ai pas cessé de t’aimer

Au jardin secret des tendresses
Dans les fleurs qu’amour a semées
Tant de fruits nouveaux m’intéressent
Je n’ai pas cessé de t’aimer

Je n’ai pas fini de t’aimer

Connaissiez-vous ces beaux écrits du poète de Natashquan?

Bien à vous,

Madame lit