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Venise_brume

Chère lectrice, Cher lecteur,

Comme vous avez probablement remarqué, je vous offre une citation les dimanches. Pour cette semaine, tirée de ma lecture du moment, voici la première description de Venise présentée par la narratrice. Vous pouvez aussi constater que j’ai débuté les récits se déroulant à Venise, Florence ou Rome pour me mettre dans l’ambiance de mon voyage de mai.

L’Italie. Vintimille. Le train s’arrête dans des gares vides. Je regarde par la fenêtre. Il fait nuit. C’est mon visage que je vois. Je le fixe. Je ne le reconnais plus. […] Soudain, c’est là, brusquement, de part et d’autre du wagon, partout, à perte de vue. Une eau brune, maussade. Je baisse la vitre. Je passe la tête. La lagune. Sur la gauche, une île se détache. Quelques arbres avec du gravier autour. Une île fantôme. Une île comme une tombe. Au loin, derrière la brume, un pan de mur, quelques pierres roses, le campanile dressé d’une église. Des façades perdues, noyées, comme absorbées. Venise, l’opaque. C’est ainsi qu’elle m’apparait pour la première fois. (p. 10-11)

Je suis vraiment contente de plonger dans l’univers de Claudie Gallay. J’aime beaucoup la façon dont elle crée une ambiance à travers les descriptions des lieux ou encore des personnages. Si vous n’avez pas lu Les déferlantes, je vous recommande ce bouquin sans aucune hésitation. J’espère faire de même avec Seule Venise.

Bien à vous,

Madame lit

Gallay, Claudie. (2004). Seule Venise. Rodez, Éditions du Rouergue, 301 p.