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Chère lectrice, Cher lecteur,

Dans le journal La Presse du 20 janvier 2016, Josée Lapointe propose des livres mettant en scène des personnages évoluant dans la Ville de Québec. Ainsi, dans son article «Six livres qui se passent à Québec», la journaliste suggère :

  • Au pied de la Pente douce (1944) de Roger Lemelin
  • Le Vieux chagrin (1989) de Jacques Poulin
  • Quelques adieux (1992) de Marie Laberge
  • Fou-Bar (1997) d’Alain Beaulieu
  • Paul à Québec (2009) de Michel Rabagliati
  • Patchouli (2014) de Sara Lazzaroni

J’ajouterais  à cette liste Le premier jardin (1988) d’Anne Hébert. La Ville de Québec apparaît comme un personnage dans ce roman.

Pour vous faire rêver de la Ville de Québec en hiver, je vous présente une citation tirée de Quelques adieux de Marie Laberge. Ce récit passionnel se déroule entre les murs du pavillon Charles-De-Koninck (édifice où nous pouvons retrouver le département de littérature à l’Université Laval -endroit où j’ai étudié) et autour de la rue Cartier (une rue très belle de la Vieille-Capitale que je connais bien).

Alors, pour vous, voici une description de la Ville de Québec en hiver.

Après les draps étriqués et fripés de Gaétan Durand, les lignes nettes des plaines la ravissaient. Le gris des arbres, la neige, pas encore épaisse, saupoudrée partout également, formant des cercles respectueux autour des troncs d’arbres où l’herbe jaune et raide se dressait, le fleuve qu’on devinait derrière la courbe parfaite du parc, le ciel d’un bleu de Grèce, tout cela affermissait sa conviction d’être libre. Elle aspirait l’air sec comme si c’était un don qui lui était fait.
Personne sur les Plaines, personne dans le Parc Jeanne D’arc, pas même un chien pour sa tournée de santé. […]
Elle avance dans la neige et continue vers la tour Martello, vers le fleuve. Il est presque gris, là, en bas. Au moins, il permet au regard de se perdre, à l’idée de s’évader. Elle préfère le fleuve de cette rive. De Lévis, elle avait toujours l’impression de regarder ce qui était enviable. De Québec, elle regarde le paysage, le trouve beau, et c’est tout.  (66-68)

N’hésitez pas à consulter les ouvrages mentionnés dans l’article de Josée Lapointe si vous voulez évoluer, l’instant d’un récit, entre les murs de la Vieille-Capitale.

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Avez-vous déjà lu des récits se déroulant à Québec?

Bien à vous,

Madame lit

Laberge, Marie (1994). Quelques adieux, Montréal, Édition du Club Québec Loisirs inc., 396 p.