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Chère lectrice, Cher lecteur,

Comme je viens d’aborder une rêverie de la neige dans la littérature québécoise, laissez-moi aujourd’hui vous présenter un livre magnifique que j’ai reçu l’an dernier en guise de cadeau de convalescence de la part de mes collègues : Neige : l’oiseau dans l’hiver québécois publié aux Éditions Du Sommet. Les textes sont de France et André Dion et  les photographies de Christian Chevalier. Il faut dire que ce livre s’avère sublime et il occupe une place bien particulière sur ma table à café. J’aime beaucoup les oiseaux et comme vous l’avez deviné, la neige. D’ailleurs, les éditeurs mentionnent dans leur mot :

L’hiver québécois est une infinie blanche qui recouvre nos vies, le temps d’une saison. Si l’homme s’est difficilement acclimaté, il n’est pas le seul à avoir eu à s’adapter.
Les oiseaux qui ont choisi l’hiver québécois comme habitat sont des exemples de courage et de détermination. De force aussi, car il en faut pour être en mesure d’affronter l’éternité de nos hivers. (p 7).

En ce sens, en véritable «coureur des bois», Christian Chevalier s’est promené sur le territoire québécois pour photographier les oiseaux dans toute leur splendeur et il nous propose aussi des photos de notre nature. Il réussit à créer une ambiance à la fois féérique et poétique pour faire ressortir la personnalité de chaque oiseau. Pour ma part, j’ai un véritable coup de foudre pour les photographies des harfangs des neiges. Elles les présentent dans la solitude de notre froid national… Des oiseaux blancs, sur un fond parfois bleuté, parfois blanc, parfois gris… Cet oiseau s’avère tellement majestueux…Il est à couper le souffle.  Cela a dû être tout un travail pour le photographe d’aller à la rencontre d’oiseaux qui se font de plus en plus rares sur notre territoire en hiver.

Les textes, pour leur part, sont structurés autour des descriptions des oiseaux. Ils sont divisés en fonction des catégories : le lagopède et le tétras, les canards et les oies, les passereaux, les pics, les oiseaux de proie. Chaque catégorie est subdivisée selon les types d’oiseau. Les textes apparaissent poétiques et respectent l’esprit des photographies. Il faut aussi être des amoureux des oiseaux pour être en mesure d’exprimer l’émotion de l’image… Lors des portraits qu’ils dressent des oiseaux, les auteurs fournissent un petit peu d’histoire de ces derniers au lecteur et ils abordent également l’impact du réchauffement climatique ou de l’étalement urbain sur leur devenir…

Que les temps ont changé! Le lagopède, à cause du réchauffement de la planète, de l’exploitation effrénée de la forêt et de la civilisation galopante, se montre de moins en moins sur la Côte-Nord du Saint-Laurent. (p.12)

Si vous avez envie d’en apprendre davantage sur les oiseaux qui habitent notre territoire en hiver, n’hésitez pas à admirer les belles photographies de cet ouvrage et à lire avec intérêt les textes qui les accompagnent.

Le livre propose une citation de Félix-Antoine Savard, un écrivain de la région où je suis née, et je tiens à vous l’offrir :

L’espoir de l’avenir, il est dans la nature et dans les hommes qui restent fidèles à la nature.

 

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Aimez-vous ce type d’ouvrage? Ressentez-vous du respect, tout comme moi, pour le travail de ces photographes passionnés?

Bien à vous,

Madame lit

Dion, André et France et Christian Chevalier (2012). Neige : l’oiseau dans l’hiver québécois, Québec, Éditions du Sommet, 1999 p.