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Marie-Laberge-Treize-Verbes-Pour-Vivre

Chère lectrice, Cher lecteur,

Marie Laberge, grande dame de la littérature québécoise, offre à son lectorat un premier essai: Treize verbes pour vivre. Pourquoi un essai? Comme elle le mentionne dans l’avant-propos :

 

 

J’ai alors voulu établir une liste de verbes fondamentaux-à mes yeux- dont je décrirais la portée dans ma vie (p. 11).

Ainsi, Marie Laberge nous présente le sens de treize verbes pour réfléchir à celui qui les sous-tend : vivre. Le lecteur voit défiler au fil des pages les termes jouir, croire, exprimer, respecter, douter, apprendre, quitter, assumer, espérer, pardonner, vieillir, aimer, mourir afin d’explorer  le sens de la vie. Pour ce faire, l’écrivaine suggère une définition générale de ces derniers autour de faits historiques, sociologiques, politiques et une plus personnelle, car elle nous parle de l’impact de ces verbes dans sa vie. Elle nous raconte des anecdotes afin de nous donner accès un petit peu à son vécu. Ces dernières sont parfois drôles, tristes ou émouvantes. Par exemple, elle aborde la mort de son père qui, à la toute fin, lui a fait un beau cadeau de vie.

J’ai bien aimé cet essai puisque je me sens touchée par le verbe vivre. Selon l’écrivaine :

À mes yeux, il est le plus grand, le plus beau et le plus exigeant, et à ce titre il englobe tous les verbes dont je parle (p. 15).

Prenons-nous réellement le temps de réfléchir à la portée de ce verbe et à ceux qui conditionnent nos actions en fonction de leur importance? Vivre est sans aucun doute le verbe qui relie tous les êtres humains dans la même réalité, la même action. De plus, je me suis beaucoup retrouvée dans ces verbes. Par exemple, voici un extrait du verbe apprendre. J’ai la même perception que l’écrivaine de ce dernier :

Il me faut quand même mentionner qu’un des lieux d’apprentissage les plus riches à mes yeux, c’est la lecture. Je crois que les livres m’en ont appris plus sur l’être humain, ses travers, ses grandeurs et ses excès que tous les jours de ma vie. En lisant, je recrée le monde en prenant une distance vis-à-vis de ma petite personne. S’échapper à travers les pages d’un livre, c’est à la fois décrocher du quotidien et se rapprocher de soi. Un soi profond, quelquefois enfoui sous les réflexes et les habitudes de vie, un soi qui patiente au fond de nous. Les livres sont de grands alliés, d’indéfectibles amis qui m’ouvrent l’esprit et le cœur et qui me permettent de comprendre le monde dans lequel je vis et contre lequel, parfois, je me démène, de comprendre les gens que j’aime et ce qui m’anime au plus profond de mon âme. Lire détruit beaucoup de barrières et m’offre le monde. La musique fait le reste (p. 117-118).

J’aime bien aussi la couverture. Par ailleurs, cet essai s’avère accessible, facile à lire. Ce dernier va certainement devenir un outil de référence en tant que compagnon de vie. Il importe parfois de revenir à l’intensité de la signification du verbe vivre… ce que Marie Laberge a osé faire … Qui de mieux qu’une écrivaine passionnée, intense, pour nous parler ainsi de l’action de ce verbe?

Avez-vous déjà réfléchi aux verbes pour vivre? Lequel serait le plus important à vos yeux?

Au plaisir de vous lire,

Bien à vous,

Madame lit

Références :

LABERGE, Marie, Treize verbes pour vivre, Montréal, Québec Amérique, 2015, 235 p.

Figure : CHATELAINE. «Marie Laberge, ses romans, le doute, le suicide»,[http://fr.chatelaine.com/club-de-lecture/marie-laberge-ses-romans-le-doute-le-suicide/] (29 novembre 2015).