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roches_mer

Chère lectrice, cher lecteur,

En ce dimanche, je vous partage une citation que j’adore tirée de Quelques Adieux. J’ai d’ailleurs eu l’immense plaisir de la réciter à Marie Laberge   (n’hésitez pas à cliquer sur le lien pour connaître le travail de cette grande dame de la littérature québécoise). Un heureux souvenir littéraire…

L’amour est comme un cancer, un chancre, une masse sournoise qui se nourrit d’elle-même, grossit, grandit et finit par nous dévorer. On meurt et on se demande si finalement, on n’aurait pas mieux fait d’haïr seulement ou de rester indifférent. L’amour est une félicité, vous avez raison, un poison d’une douceur sans nom, mais tous les poisons finissent par nous tordre les boyaux, ne le savez-vous pas? Si tant de bonheur pouvait aller sans souffrance, j’y souscrirais immédiatement…mais l’ultime cadeau de la vie est une souffrance indicible, parce que l’amour meurt, le corps vieillit, nous abandonne lâchement et la maladie, l’inévitable humilité, nous gagne. Dites-moi, à quoi sert de tant aimer? À quoi sert de tant donner? Quelque fois, je voudrais mourir avant le coup final, avant de mourir d’une main aimée, avant de mourir parce qu’un regard s’est éteint et qu’aveugle, je tende les mains vers le vide. (p. 264-265)

J’ai lu plusieurs romans de cette écrivaine québécoise (Juillet, Le goût du bonheur, Revenir de loin, La part des ombres).

De plus, je vais bientôt rédiger un billet sur l’essai Treize verbes pour vivre qu’elle vient de publier. J’ai bien hâte de vous en parler.

Avez-vous déjà lu un roman de Marie Laberge? Aimez-vous la citation que je viens de présenter?

Bien à vous,

Madame lit

Référence :

LABERGE, Marie, Quelques Adieux, Édition du club Québec loisirs inc., 1993, 396 p.