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anne_hebert_1958

Chère lectrice, cher lecteur,

En ce samedi pluvieux, je vous partage un poème que j’ai toujours aimé d’Anne Hébert.

Il y a certainement quelqu’un

Il y a certainement quelqu’un
Qui m’a tuée
Puis s’en est allé
Sur la pointe des pieds
Sans rompre sa danse parfaite.

A oublié de me coucher
M’a laissée debout
Toute liée
Sur le chemin
Le cœur dans son coffret ancien
Les prunelles pareilles
À leur plus pure image d’eau

A oublié d’effacer la beauté du monde
Autour de moi
A oublié de fermer mes yeux avides
Et permis leur passion perdue

Poemes_anne_hébertHÉBERT, Anne. Poèmes, Paris, Seuil, 1960, p. 51.

Aimez-vous la poésie? Si oui, qui est votre poète préféré?

 

Bien à vous,

Madame lit