Je suis en train de lire Il pleuvait des oiseaux de Jocelyne Saucier et je visite à nouveau le Nord de l’Ontario. J’ai déjà passé un an à Iroquois Falls, petite municipalité, à assumer les fonctions de monitrice de langue seconde et d’animatrice culturelle dans une école secondaire. À cette époque, je terminais la rédaction de mon mémoire. J’ai pu visiter Timmins, Cochrane, Matheson, Porcupine, etc. Ainsi, en lisant ce roman, je me replonge dans de beaux souvenirs et je me remémore les paysages que j’ai tant appréciés. En même temps, j’apprends énormément sur des événements qui ont marqué l’âme de cette partie de l’Ontario.

Le Grand Feu de Matheson a été le plus meurtrier. Deux cent quarante-trois morts. Ce sont les chiffres officiels. Ils ne comptent pas les prospecteurs, les trappeurs, et les errants, ces êtres qui n’ont pas de nom, pas de nationalité, qui n’existent pas, qui vont d’un endroit à l’autre. Le pays était neuf, il attirait des aventuriers de toutes sortes. On en retrouvera quelques-uns dans des ruisseaux asséchés, mais la plupart ne formeront qu’un petit tas d’os calcinés que le vent emportera loin des chiffres comptables. Cinq cents morts, ont dit certains. (p. 68)

SAUCIER, Jocelyne. Il pleuvait des oiseaux, Montréal, XYZ, 2011, 179 p.

Il pleuvait des oiseaux

Je dois avouer que ce roman me touche plus que je ne l’imaginais….Le récit est poignant, les personnages sont empreints d’humanisme… à suivre.