Il pleuvait des oiseaux

Pendant que des peintres sont train de travailler chez moi, je lis. Quoi? Il pleuvait des oiseaux  de Jocelyne Saucier. J’ai décidé de faire lire ce roman à mes étudiants au prochain semestre et je veux me préparer adéquatement pour la rentrée scolaire. Depuis que je sais que ce livre a remporté le prix des collégiens de la décennie 2004-2014, je suis curieuse. Ainsi, des collégiens québécois ont souligné le caractère marquant de cette œuvre. Je suis également impressionnée car ce livre relate un fait historique : les Grands Feux du nord de l’Ontario au début du XXe siècle. Alors, pour moi, il allait de soi que ce récit me permettrait d’ouvrir une porte à mes étudiants sur leur Histoire. En plus, des étudiants du même âge l’ont aimé. Il ne faut pas oublier que j’enseigne en Ontario au postsecondaire et que j’ai comme mission, entre autres, de développer les compétences langagières des étudiants. La lecture en est une. À cet égard, pour bien préparer le citoyen de demain, je vais tenter de lui faire connaître, par cet ouvrage, un petit moment de son histoire et l’amener à concevoir sa compréhension du monde… c’est un peu ça, lire.

Voici les premières phrases du roman.

  Où il sera question de grands disparus, d’un pacte de mort qui donne son sel à la vie, du puissant appel de la forêt et de l’amour qui donne aussi son prix à la vie. L’histoire est peu probable, mais puisqu’il y a eu des témoins, il ne faut pas refuser d’y croire. On se priverait de ces ailleurs improbables qui donnent asile à des êtres uniques. L’histoire est celle de trois vieillards qui ont choisi de disparaître en forêt. Trois êtres épris de liberté.
-La liberté, c’est de choisir sa vie.
-Et sa mort.(p.9)

SAUCIER, Jocelyne. Il pleuvait des oiseaux, Montréal, XYZ, 2011, 179 p.

Je suis déjà conquise… et vous? Je vous reparle de ce récit et je vous partage mes commentaires dans un prochain billet.