couv-orsenna-penche

Chère lectrice, Cher lecteur,

Comme mentionné, je vous partage mes impressions de la seconde partie du roman d’Érik Orsenna de l’Académie française La grammaire est une chanson douce. Cette histoire met en scène deux personnages adolescents, Jeanne et Thomas, qui échouent sur une île inconnue. Ils rencontrent alors M. Henri, un poète, qui leur fera visiter ce territoire où les mots ont leur manière de vivre. Je crois que si j’étais une maman et que mes enfants allaient à l’école, je leur lirais cette histoire pour leur parler de notre rapport avec les mots de la langue française et de la grammaire. Je leur ferais visiter cette île afin de les sensibiliser à la gaieté qui peut nous envahir lorsque nous voulons bien apprendre notre langue et la comprendre. Apprendre le français, ce n’est pas seulement associé à une émotion négative. Cet apprentissage peut-être joyeux et ludique. Ainsi, M. Henri explique à Jeanne les principes de base de la grammaire pour qu’elle les comprenne :

-«Vous voyez, les mots, c’est comme les notes. Il ne suffit pas de les accumuler. Sans règles, pas d’harmonie. Pas de musique. Rien que des bruits. La musique a besoin de solfège, comme la parole a besoin de grammaire». p. 66

Jeanne rencontrent même des grands écrivains comme Saint-Exupéry, Proust, La Fontaine lors de son séjour sur l’île. Elle pose la question suivante :

-«Qu’est-ce qu’un grand écrivain?                                                       

-Quelqu’un qui construit des phrases, sans se soucier des modes, seulement pour aller explorer la vérité». (p. 130) 

J’ai beaucoup aimé ce livre, cette histoire. Je vous le recommande pour réfléchir aux mots, à leur puissance, à leur vérité.

Je vous laisse sur cette dernière citation que j’ai trouvée magnifique.

-«Vous avez deviné, j’étais jalouse. Depuis cette époque, je rêve souvent que je suis une chanson. Quelques lignes, une musique. Une nuit, la bouche bien collée contre l’oreille de mon mari, je lui demanderai de me fredonner, pas quelque chose, pas un refrain, de me fredonner moi. Ce sera sa plus belle manière de m’aimer». p. 115

Je vous souhaite une belle lecture et un bon voyage au pays des mots.

Voici le lien du site de M. Orsenna qui présente l’île de la grammaire.

http://www.erik-orsenna.com/la-grammaire-est-une-chanson-douce-9782234054035

ORSENNA, Érik. La grammaire est une chanson douce, Paris, Stock, 2001, 135 p.