Madame lit un cadeau par mois : mars 2017 !

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Chère lectrice, Cher lecteur,

Si vous lisez mes billets depuis un certain temps, vous savez que j’adore les romans de Jane Austen. Alors, pour le mois de mars, j’ai décidé de vous présenter cette idée de cadeau : un sac en coton ayant Pride and Prejudice by Jane Austen Illustrated by Hugh Thomson à l’honneur. Nous retrouvons un magnifique paon pour accompagner le texte. Il importe de mentionner que Hugh Thomson est l’illustrateur de l’intégrale de Jane Austen. Et oui… Notre société de consommation nous ouvre parfois les portes à la folie des dépenses et je n’ai pas pu résister à acheter le petit objet portant la mention de mon écrivaine britannique préférée. En écrivant cet article, je me demande ceci : pourquoi s’offrir un tel objet ou encore pourquoi en donner un en cadeau ?  Est-ce pour le plaisir d’afficher notre sentiment d’appartenance à une communauté, c’est-à-dire celle des passionnés des textes austeniens ? Est-ce pour faire plaisir à une amie ou à un ami possédant tous les livres de cette écrivaine ? Ce sont autant de questions que nous pouvons nous poser… Il n’en reste pas moins qu’arborer un sac avec un de nos coups de cœur littéraires peut paraître enfantin ou étrange pour certains…  Toutefois, ces sacs existent et j’ai craqué ! Je n’hésite pas à m’en servir pour aller à la plage avec le livre que je suis en train de lire à l’intérieur !

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Donc, si vous êtes une admiratrice inconditionnelle ou un admirateur des textes austeniens, ce sac en sans aucun doute pour vous ! Ou encore, si vous avez envie de gâter une personne de votre entourage adorant les bouquins de Jane Austen, je suis convaincue que cet objet connaîtra un vif succès !

Je vous laisse sur cet extrait d’Orgueil et Préjugés. Vous allez comprendre le choix du paon sur le sac !

En dépit de sa profonde antipathie, Elizabeth ne pouvait rester insensible à l’hommage que représentait l’amour d’un homme tel que M. Darcy. Sans que sa résolution en fût ébranlée un instant, elle commença par se sentir peinée du chagrin qu’elle allait lui causer, mais, irritée par la suite de son discours, sa colère supprima toute compassion, et elle essaya seulement de se dominer pour pouvoir lui répondre avec clame lorsqu’il aurait terminé. Il conclut en lui représentant la force d’un sentiment que tous ses efforts n’avaient pas réussi à vaincre et en exprimant l’espoir qu’elle voudrait bien y répondre en lui accordant sa main. Tandis qu’il prononçait ces paroles, il était facile de voir qu’il ne doutait pas de recevoir une réponse favorable. Il parlait bien de crainte, d’anxiété, mais sa contenance exprimait la sécurité.

Pour connaître la proposition de Camellia Burows du blogue Camellia Burows, n’hésitez pas à cliquer sur son nom ! Elle présente toujours d’excellentes idées de cadeau !

Que pensez-vous de mon choix pour mars ?

Bien à vous,

Madame lit

 

 

Madame lit un poème sur le printemps

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Chère lectrice, Cher lecteur,

Comme nous avons salué l’arrivée du printemps cette semaine, il est de mise de souligner cette saison en cette journée de citation ! J’ai choisi de vous présenter le poème « Printemps » de Victor Hugo car je le trouve tout simplement magnifique.

Printemps

Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire !
Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire,
Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis !
Les peupliers, au bord des fleuves endormis,
Se courbent mollement comme de grandes palmes ;
L’oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes ;
Il semble que tout rit, et que les arbres verts
Sont joyeux d’être ensemble et se disent des vers
Le jour naît couronné d’une aube fraîche et tendre ;
Le soir est plein d’amour ; la nuit on croit entendre,
À travers l’ombre immense et sous le ciel béni,
Quelque chose d’heureux chanter dans l’infini.

Victor Hugo, Toute la lyre

Connaissiez-vous ce poème de Victor Hugo ? Une belle façon de fêter le printemps, n’est-ce pas?

Bien à vous,

Madame lit

Madame lit Les égarés

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Chère lectrice, Cher lecteur,

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Alto car j’ai eu le privilège de recevoir en service de presse Les égarés de Lori Lansens. L’écrivaine d’origine canadienne n’est pas une inconnue du domaine littéraire. Elle a déjà fait paraître, entre autres, en 2002 La Ballade des adieux et en 2006 Les Filles. Mais que raconte Les égarés ?

Wolf Truly est un jeune homme malmené par la vie. Il a été marqué par la mort brutale de sa mère, les déboires de son père, les actes violents de son cousin, la pauvreté des siens, l’alcoolisme de sa tante et par l’accident terrible de son meilleur ami Byrd. Pour ses 18 ans, il a décidé de se suicider en faisant le saut de l’ange (se jeter dans le vide) à partir du sommet de la montagne surplombant Palm Springs. Wolf connaît cette montagne puisqu’il y est allé à quelques reprises avec son meilleur ami. Au cours de sa première journée en montagne, il fait la rencontre de trois femmes ayant des connaissances limitées de la randonnée et de la survie en forêt. Il y en a même une qui est chaussée de tong ! Le groupe finit par se perdre sans nourriture, sans eau à la suite de mauvaises décisions et de quelques étourderies. Ainsi, Wolf devient celui qui peut guider les 3 dames et les ramener à bon port. Le quatuor est alors plongé dans le froid de novembre au milieu d’une faune et d’une flore sauvages. Ces êtres apprennent les uns des autres et ils deviennent solidaires.

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Dès la quatrième de couverture, j’ai été happée par le récit. Ainsi, j’ai retrouvé cette phrase pour le moins percutante : « Cinq jours, quatre randonneurs, trois survivants… ». À cause de cette mention, j’ai voulu découvrir ce qui allait se produire… Qui allait perdre la vie ? Pourquoi ? Comment et surtout quand ?  Je me suis bien vite attachée aux protagonistes et surtout à Wolf, un gentil jeune homme… Durant la lecture, il y a beaucoup de retours en arrière afin de dresser le portrait de son histoire familiale tordue. Le lecteur est confronté au passé traumatisant de Wolf et à son présent angoissant. Mais encore, le lien d’amitié se tissant entre Wolf et les trois femmes est bien traité. Le lecteur voit également se développer une relation entre les trois personnages féminins.

Et bien entendu, il y a la forêt encerclant les protagonistes, les rendant prisonniers, les enfermant en eux-mêmes…

La nature offre un miroir d’une grande précision et je regrettais parfois la lucidité que la montagne avait suscitée en moi, voire la raison d’être que notre calvaire nous avait fournie. (p. 433)

Et cette lutte pour survivre s’avère tout simplement enivrante…

Nous étions tour à tour glacés dans les longs segments encaissés entre les rochers et rôtis par le soleil sur les crêtes dénudés. Tous les quarts d’heure environ, nous nous arrêtions pour nous reposer, mais brièvement car nous savions que le lieu de notre prochaine escale risquait aussi d’être celui de notre dernier repos. Nos pas étaient lents. Nos estomacs étaient vides. Notre soif était terrible. Nous avions le moral à zéro. (p. 384)

Lori Larsens possède une belle plume. Elle sait créer un univers haletant, palpitant pour son lecteur. Elle maîtrise bien le concept du dialogue et elle a certainement fait des recherches pour ce récit.

Ce roman permet à un homme et à 3 femmes d’apprendre que survivre c’est aussi aller à la rencontre de l’autre…

Le soleil brillait, nous réchauffait. Dans le bruit blanc de l’eau, nous avons entendu des hélicoptères, des avions et les chuchotements de nos morts. (p. 413)

J’ai passé un excellent moment de lecture ! Cela m’a fait du bien de vibrer avec ces égarés, ces perdus ! Une belle surprise littéraire !

Aimez-vous ces récits mélangeant action et introspection ?

Bien à vous,

Madame lit

Les égarés, Lori Lansens, trad. Lori Saint-Martin et Paul Gagné. Alto, 448 pages, 2017.

 

Madame lit un poème en cette Journée internationale de la poésie

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Chère lectrice, Cher lecteur,

Je tenais à souligner la Journée internationale de la poésie en vous présentant un poème de Gilbert Langevin, un grand poète de chez-nous… Il s’est éteint depuis quelques années mais ses textes habillent encore nos matins, ses mots se retrouvent dans la bouche de nos chanteurs et de nos chanteuses… Alors voici pour vous « Ce fleuve de douleurs» :

Ce fleuve de douleurs (Québec)

Années de malheur où la peur était reine
on trempait son courage dans un baquet de haine
des épines couronnaient le désir dénoncé
l’amour avait des gants pour ne pas se blesser
tous les matins portaient masques de carême
le plaisir se cachait dans un danger suprême
ces années me reviennent avec leurs bruits de chaîne
avec leurs mornes traînes et leurs laizes de peine

qu’à cela ne vache qu’à cela ne chienne
ce fleuve de douleurs apporta la révolte

Gilbert Langevin

J’ai aussi retrouvé cette vidéo sur Youtube où vous pourrez l’entendre réciter ce poème lors de La Nuit de la poésie de 1980.

Bonne Journée internationale de la poésie !

Bien à vous,

Madame lit

Lefripon (2009, 4 novembre). Gilbert Langevin et Gaston Miron à la nuit de la poésie 80 [Vidéo en ligne]. Récupéré de https://www.youtube.com/watch?v=JuP-w5yNGcA

Madame lit du Marguerite Duras

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Duras

Chère lectrice, Cher lecteur,

Permettez-moi aujourd’hui de vous présenter un sublime extrait tiré de La douleur de Marguerite Duras… Ce passage est beau comme le chant de la mer… triste comme le cri d’un oiseau blessé, pur comme la caresse du vent sur une joue…

Dans une heure D. sera là. Je ferme les yeux. S’il revenait, nous irions à la mer, c’est ce qui lui ferait le plus de plaisir. Je crois que de toutes façons je vais mourir. S’il revient je mourrai aussi. S’il sonnait : « Qui est là. -Moi, Robert L. », tout ce que je pourrais faire c’est ouvrir et puis mourir. S’il revient nous irons à la mer. Ce sera l’été, le plein été. Entre le moment où j’ouvre la porte et celui où nous nous retrouvons devant la mer, je suis morte. Dans une espèce de survie, je vois que la mer est verte, qu’il y a une plage un peu orangée, le sable. À l’intérieur de ma tête la brise salée qui empêche la pensée. Je ne sais pas où il est au moment où je vois la mer, mais je sais qu’il vit. Qu’il est quelque part sur la terre, de son côté, à respirer. […] Cet homme devant la mer, c’est lui. En Allemagne les nuits étaient froides. Là, sur la plage, il sort en bras de chemise et il parle avec D. Ils sont absorbés par leur conversation. Je serai morte. Dès son retour je mourrai, impossible qu’il en soit autrement, c’est mon secret. D. ne le sait pas. J’ai choisi de l’attendre comme je l’attends, jusqu’à en mourir. Ça me regarde.

J’adore ces phrases courtes imbibées de détresse, de désir, d’amour, de mort, de mer, de sable, de rêve, de l’autre que l’on aime à en mourir…

Avez-vous lu La douleur de Duras ? Cet extrait vous donne-t-il le goût de découvrir ce bouquin ? Pour Duras, ce dernier est « une des choses les plus importantes » de sa vie…

Bien à vous,

Madame lit

Duras, Marguerite, La douleur, Paris : Gallimard, coll. Folio, 217 p.

Madame lit un extrait des Enfantômes !

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Enfantomes

Chère lectrice, Cher lecteur,

Dans ma présentation de mon rapport aux livres de Réjean Ducharme, je vous avais mentionné que j’avais égaré Les enfantômes. Et bien, je l’ai retrouvé! Donc, j’aimerais vous partager un extrait de ce livre mettant en scène un homme déchiré entre sa femme et sa sœur … Dans cette histoire, il y a bien entendu l’enfance, comme salut…,  les jeux de mots, en guise de transformation du réel et le rêve, parce que c’est la vie…

Avant, quand on avait de l’argent, on avait une auto. C’est moi qui faisait le taxi, j’avais l’air de quoi? Ayant étudié l’histoire de la littérature à l’université McGill, ma femme n’est pas faite pour les travaux d’une cuisine d’hôpital, comme elle le dit elle-même tout le temps. Mais l’histoire de la littérature ça ne donne pas de dividendes, il a bien fallu qu’elle fasse de quoi quand mes capitaux, à force de se faire dépenser, on finit par cesser de rapporter assez. Moi, je ne travaille pas. Pas kession, un poing sait tout! Aux âmes d’élite, la diminution de la semaine horaire et les augmentations de salaires! Aux cœurs au ventre! Aux estomacs bien pendus! L’avenir aux audacieux, et  à moi, leurs restes, à moi les rêves baroques qui les endorment, les sentiments touffus qu’ils jettent, les rires hilares qu’ils laissent traîner par terre!

Je ne veux rien savoir. Ma pension d’inadapté enfantomatique, je la restitue aussi sec au ministère.

Comment trouvez-vous cet extrait des Enfantômes?

Bien à vous,

Madame lit

Ducharme, Réjean, Les enfantômes, Paris : Gallimard, 283 p.

Madame lit une écrivaine ou un écrivain par mois !

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Chère lectrice, Cher lecteur,

En cette Journée internationale des femmes, j’ai décidé de vous parler d’une grande écrivaine canadienne de la littérature de jeunesse : Lucy Maud Montgomery. Cette dernière est née à Clifton à l’Île-du-Prince-Édouard en 1874 (endroit où se déroule la célèbre série Anne) et elle est décédée à Toronto en 1942.

Lucy Maud Montgomery est surtout connue pour sa série Anne.

D’ailleurs, je possède tous les tomes et je les ai tous lus! Voici les titres :

  • Anne et la maison aux pignons verts
  • Anne d’Avonlea
  • Anne quitte son île
  • Anne dans sa maison de rêve
  • La Vallée Arc-en-ciel
  • Rilla d’Ingleside
  • Anne au Domaine des Peupliers
  • Anne d’Ingleside

Je peux même avouer que j’ai grandi avec Anne comme certains avec Tom Sawyer et d’autres avec Fifi Brindacier.

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Mais que raconte cette série ?

Anne, une orpheline qui a plutôt été malmenée par la vie, est adoptée par Marilla et Matthew Cuthbert, une sœur et un frère possédant une ferme. Ils sont âgés et ils ont besoin d’aide avec l’entretien de la ferme. Toutefois, au départ, ils souhaitaient accueillir sous leur toit un garçon. Ainsi, Anne Shirley s’établit aux Pignons verts à Avonlea à l’Île-du-Prince-Édouard par erreur. Anne est une fillette à l’imagination poétique débordante, elle s’avère douée pour la communication et elle se retrouve toujours dans des situations loufoques. Elle rêve de devenir écrivaine. À l’école, elle se lie d’amitié avec Diana Barry et elle ne laisse pas indifférente Gilbert Blythe. Grâce à Anne, Marilla et Matthew apprennent un petit peu plus à apprécier la vie…

C’est l’histoire de cette orpheline attachante, drôle, sensible, rancunière que le  lecteur apprend à connaître au fil des tomes. Elle est tantôt une enfant, une enseignante, une écrivaine, une épouse, une mère.

Pourquoi ai-je aimé cette série ?

Je me suis identifiée à Anne assez facilement et j’ai adoré suivre son histoire. En fait, la petite rouquine grâce à sa fraîcheur, à sa joie de vivre et à sa candeur, a réussi à se tailler une place dans le cœur des habitants d’Avonlea et dans le mien. Qui n’a pas rêvé d’avoir une Anne Shirley comme amie ou comme sœur ? Qui n’a pas souhaité gambader avec elle dans les champs, boire en sa compagnie du vin de groseilles maison de Marilla au lieu d’un thé, tirer ses nattes pour la taquiner, errer avec elle sur les splendides dunes de l’Île ?

Pour vous donner un aperçu de sa façon de raisonner, voici comment elle présente ses bêtises à Marilla :

-Marilla, n’est-il pas merveilleux de penser que demain commence une journée dépourvue de bêtises?
-Je te fais confiance pour remédier à cela, dit Marilla, tu n’as pas ta pareille pour commettre des bêtises, Anne.
-Oui, je ne le sais que trop bien », admit Anne, tristement. Mais Marilla, n’as-tu pas remarqué quelque chose d’encourageant ? Je ne fais jamais la même bêtise deux fois.
-Je me demande où est l’avantage, puisque tu en inventes toujours de nouvelles.
-Mais, oh, Marilla, ne comprends-tu pas? Il doit bien y avoir une limite au nombre de bêtises qu’une personne peut inventer, et, quand j’aurai atteint cette limite, ce sera terminé. Tu ne peux savoir à quel point cela me réconforte.

De plus, l’auteure exploite dans cette série les relations entre les voisins, les enfants et leurs parents, les gens de la ville versus ceux de la campagne… L’entraide, les visites, les commérages font partie intégrante de cet univers. Et il y a l’Île-du-Prince-Édouard apparaissant comme un personnage… Elle veille sur ses habitants, elle anime leur âme, elle illumine de par sa beauté leur journée… L’île semble idyllique, une sorte de paradis perdu…

En contre-bas, il y avait une mare, si longue et si pleine de méandres qu’elle ressemblait à une rivière. Un pont la franchissait en son milieu, et, de là jusqu’à son extrémité la plus éloignée, où une ceinture de dunes de sable ambré venait la couper du golfe, d’un bleu profond, l’eau miroitait d’une féérie de couleurs aux nuances les plus subtiles. Elles oscillaient entre le jaune crocus, le rose, le vert opalescent et une myriade de teintes plus délicates, auxquelles on n’a jamais trouvé de nom.

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Et bien sûr, la magnifique série dans les années 80 avec Megan Follows dans le rôle d’Anne Shirley a su ravir mon cœur. Cette dernière a été réalisée par Kevin Sullivan. Après l’avoir visionnée, j’ai eu envie de découvrir les personnages de Lucy Maud Montgomery.

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Voici le lien du site de la série ou du film… Des  belles images  de la production des années 80 s’y retrouvent… http://anneofgreengables.com/

Mais encore, une de mes étudiantes m’a appris que la CBC allait diffuser une nouvelle version de la série à partir du 18 mars 2017.  Pour consulter le blogue de cette dernière, vous n’avez qu’à cliquer sur Anne.

De plus, Anne et la maison aux pignons verts fait partie des livres obligatoires pour des cours et s’avère très populaire au Japon!

Voici l’information que nous pouvons retrouver sur le site de Radio-Canada :

Qui ne connaît pas Anne Shirley, la jeune fille fantasque et romantique aux cheveux couleur carotte? Avec Anne… La Maison aux pignons verts, entre autres, Lucy Maud Montgomery a fait découvrir l’Île-du-Prince-Édouard non seulement aux Canadiens mais au monde entier. Lecture obligatoire dans de nombreuses écoles, phénomène littéraire au Japon où il a rang de culte, ce roman décrit la vie rurale canadienne de l’Île-du-Prince-Édouard au tournant du 19e siècle.

Donc, si vous avez une fille et vous croyez qu’Anne Shirley pourrait l’intéresser ou encore si vous avez envie de découvrir une histoire drôle, émouvante, il ne faut surtout pas hésiter à aller à la rencontre de cette adorable rouquine. Il importe de suivre son parcours et de découvrir avec elle l’amour…

L’amour ne surgissait peut-être pas dans la vie des gens avec pompe et vacarme, tel un joyeux chevalier galopant sur son cheval ; c’était peut-être sous les traits d’un vieil ami qu’il arrivait par des chemins tranquilles ; il se révélait peut-être d’une façon pouvant paraître prosaïque, jusqu’à ce qu’une illumination soudaine en trahisse le rythme et la musique ; peut-être… peut-être… l’amour se développait-il naturellement à partir d’une belle amitié, comme une rose au cœur doré glissant de son cocon vert.

Je garderai toujours un précieux souvenir de cette lecture… Les bouquins de Lucy Maud Montgomery méritent certainement d’être lus ici et ailleurs…

Avez-vous déjà lu un tome de la série de Lucy Maud Montgomery ? Avez-vous eu la chance de visionner la série des années 80 ?

Bien à vous,

Madame lit

Radio-Canada. (2008). Dans la maison d’Anne… aux pignons verts. Récupéré de http://archives.radio-canada.ca/arts_culture/litterature/dossiers/1463/

Madame lit des poèmes d’Éluard

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eluardChère lectrice, Cher lecteur,

Plus jeune, un poète est entré dans ma vie… Au contact de ses mots, j’étais ailleurs, projetée dans un pays autre, rempli de beauté, de tendresse, de désespoir… Jamais un titre ne m’a parlé autant : Capitale de la douleur. Pour moi, toute la puissance de la langue se retrouve dans ces quatre mots… Donc, pour partager avec vous mon amour pour Paul Éluard, voici les deux poèmes qui me reviennent souvent en tête…

La parole

J’ai la beauté facile et c’est heureux.
Je glisse sur le toit des vents
Je glisse sur le toit des mers
Je suis devenue sentimentale
Je ne connais plus le conducteur
Je ne bouge plus soie sur les glaces
Je suis malade fleurs et cailloux
J’aime le plus chinois aux nues
J’aime la plus nue aux écarts d’oiseau
Je suis veille mais ici je suis belle
Et l’ombre qui descend des fenêtres profondes
Épargne chaque soir le cœur noir de mes yeux.

VII

La terre est bleue comme une orange
Jamais une erreur les mots ne mentent pas
Ils ne vous donnent plus à chanter
Au tour des baisers de s’entendre
Les fous et les amours
Elle sa bouche d’alliance
Tous les secrets tous les sourires
Et quels vêtements d’indulgence
À la croire toute nue.

Les guêpes fleurissent vert
L’aube se passe autour du cou
Un collier de fenêtres
Des ailes couvrent les feuilles
Tu as toutes les joies solaires
Tout le soleil sur la terre
Sur les chemins de ta beauté.

Donc, voici deux poèmes d’Éluard qui m’ont marquée… Et il y en a tant d’autres que j’aime lire et relire…

Aimez-vous la poésie de Paul Éluard? Quel est votre poème préféré ?

Bien à vous,

Madame lit

Madame lit son bilan de février 2017

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Chère lectrice, Cher lecteur,

Mon mois de février a été marqué par divers éléments comme des promenades en raquettes dans la forêt canadienne, une discussion avec une amie de mon âge qui a réussi à combattre un cancer, des piles de travaux à corriger, une semaine de relâche pour mes étudiants, un ordinateur dysfonctionnel, etc. De plus, je peux dire que mon émotion du mois m’apparait associée à la déception. J’ai été déçue par une façon de faire que je ne veux pas présenter ici sous peine de représailles, mais qui m’a profondément perturbée… Je me suis sortie de cette déception, grâce au recul et à l’introspection…

Aussi, j’ai lu un tout petit peu !

Voici les bouquins lus en février :

Pour connaître ce que je suis en train de lire, n’hésitez pas à cliquer sur Lecture du moment.

Pour ma présentation d’une écrivaine ou d’un écrivain, j’ai opté pour Réjean Ducharme, un auteur majeur de la littérature québécoise. Pour consulter cette chronique, cliquez sur Février, Réjean Ducharme!

Pour la chronique portant sur une idée de cadeau, j’ai choisi un ouvrage pour combler les romantiques. Donc, pour lire ce billet, n’hésitez pas à cliquer sur Un cadeau par mois, février 2017!

De surcroit, j’ai participé au tag de l’Improbable Littéraire! Je me suis bien amusée avec ce dernier.

J’espère que vous avez passé un excellent mois de février malgré la température maussade…

Pour vous remercier d’alimenter ce blogue en partageant régulièrement avec moi, je vous laisse avec l’incipit d’Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll. On y présente la lecture comme une bien ennuyante activité!

Alice commençait à se sentir fatiguée de rester assise sur l’herbe à ne rien faire. À côté d’elle, sa sœur lisait un stupide livre sans images ni dialogues.

« Quelle drôle d’idée! pensait Alice. Peut-on vraiment s’amuser à lire un livre où il n’y a ni images, ni dialogues?

Elle se demandait – mais elle réfléchissait très lentement, très mollement, tellement il faisait chaud! – si le plaisir de tresser une guirlande de pâquerettes lui donnerait la force de se lever pour les cueillir, ces pâquerettes, lorsque brusquement, un beau Lapin Blanc  aux yeux roses passa en courant tout près d’elle. Cela n’était pas particulièrement remarquable : qu’y avait-il de bizarre à voir passer un Lapin Blanc, après tout? Et Alice ne trouva pas non plus très extraordinaire d’entendre ce Lapin dire à mi-voix :

«Oh, mon Dieu! Oh, mon Dieu! Je vais être en retard!» alice_lapin_pixabay

Alors bonne lecture à tous!

Bien à vous,

Madame lit

Madame lit un extrait de Neige noire

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Chère lectrice, Cher lecteur,

Connaissez-vous Neige noire d’Hubert Aquin? J’aimerais vous partager un extrait de cette œuvre que je qualifie de majeure dans le portrait littéraire québécois. Sur la quatrième de couverture, il est mentionné :

Du voyage initiatique de Nicolas et de Sylvie vers le Svalbard au scénario à la fois écriture et lieu de méditation, Neige noire entrelace un discours philosophique sur la sexualité, la mort, le passage du temps, un discours littéraire qui fourmille d’allusions esthétiques du Moyen Âge et d’échos de Catulle, Nabokov, Borges et Nelligan, le tout sur fond de palimpseste de Hamlet et d’Ulysse.

Donc, j’ai décidé de vous présenter un extrait pour votre plus grand plaisir, je l’espère, et par le fait même, vous faire découvrir ou pas la plume de ce grand écrivain.

L’existence tout entière se déroule en bordure du temps et sur des vagues qui menacent de s’ouvrir, mais ne découvrent jamais plus que ce qu’un ventre consentant ne découvre à celui qui l’investit. Ce n’est pas le temps qui fuit, c’est l’être qui se dérobe; ce sont les autres qui fuient et semblent tous se fuir en marchant, faux prophètes, sur les eaux incassables de la mer de Barents. La peau de la personne aimée voile tout, même cette personne qu’on croit connaître parce qu’on a participé à un même délire d’obscuration et de plaisir. La cantate en miroir vient de se fracasser; ne subsistent, sous l’action dévastatrice du cogito cogitatem, que les tessons d’un miroir sans tain! Personne ne connaît personne, décidément…

Qui a déjà lu un roman d’Hubert Aquin? Qui connaît Neige noire?

Bien à vous,

Madame lit

Aquin, Hubert, Neige noire, Montréal : Leméac, 263 p.
ISBN : 2-7609-3164-1